Nouvelles
2 oct. 2014 —

« Enquête fait la preuve que Judith Brassard n'a pas eu droit à un procès juste et équitable. »


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Ici Radio-Canada
28 juin 2013 —

Le 28 juin 2013, la Cour Suprême de Colombie a confirmé le verdict de culpabilité de Judith Brassard.

 


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16 mars 2013 — Les magistrats de la Cour Suprême de Colombie sont en train de décider pour casser le jugement de Judith…
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Historique

Les événements

Depuis le début de la mésaventure

Voici un abrégé des événements de la saga de Judith, par ordre chronologique, prise dans les filets de la justice colombienne, à Santa Marta Colombie.

2006

En juin 2006 Judith est installée à Montréal et a un bel emploi dans un collège privé comme professeur de musique et de langue espagnole.

En août 2006, elle entreprend des procédures de séparation contre son mari qui demeure en Colombie.

Événement tragique

Le 4 décembre 2006, son mari est assassiné. Le 5 décembre 2006, elle fait le voyage de Montréal à Santa Marta avec ses deux enfants, pour assister aux funérailles.

Le 7 décembre alors qu’elle doit revenir au Canada, la famille Rojas-Gnecco la supplie de demeurer à Santa Marta. Judith décide de laisser un emploi très rémunérateur pour acquiescer aux supplications de la famille.

Le 5 décembre 2006 une enquête est ouverte et se terminera le 28 août 2008. Durant ce temps, on a mis les lignes téléphoniques de Judith sous écoute, de même que celles des criminels qui ont assassiné son mari.

Une fausse accusation

Durant cette période, les présumés planificateurs du meurtre, la femme de ménage de Felipe et son mari, accusent Judith d’avoir commandé le meurtre de son mari par un appel téléphonique, le 3 décembre 2006. Accusation non fondée.

Il est à noter que l’avocat enquêteur qui a préféré croire la parole d’un bandit notoire, membre actif du Bloc Nord des A.V.C. (auto défenses unies de la Colombie). John William Osorio Buelvas. Des forces occultes ont travaillé en silence pour que Judith soit accusée.

En novembre 2008, le meurtrier et son épouse se rétractent et déclarent sous serment que Judith n’a jamais été impliquée dans le meurtre de son mari, ils croyaient qu’en accusant une tierce personne ils obtiendraient une réduction de peine.

L’arrestation

Le 28 août 2008, Judith est arrêtée et incarcérée pour le meurtre de son mari. Fait à noter, lors de son arrestation ce jour-là, l’enquêteur, de connivence avec la famille Rojas-Gnecco, avaient fait venir la radio, presse et T.V. pour photographier Judith menottes aux mains.

Conditions de détention

Durant la première semaine d’incarcération, Judith a été enfermée dans une toilette publique, à l’extérieur du mur de la bâtisse de la police. Le toit était perforé et lorsqu’il y avait de la pluie, Judith n’était pas protégée. Il n’y avait qu’un banc, pas de lit, pas de matelas. Elle a été une semaine sans dormir et exposée à la circulation de gens qui passaient.

Ce qu’il y a de plus morbide en tout cela, c’est que l’enquêteur avait les CD de tous les appels des criminels et de Judith prouvant qu’aucune communication n’avait eu lieu entre ces personnes de 2006 à 2008, ce CD était la preuve maîtresse en faveur de Judith et elle a été cachée, pour pouvoir procéder à l’arrestation de Judith. De plus, le juge n’a pas accepté cette preuve au procès de 1ère instance.

Il y a eu un procès qui, normalement aurait pu durer trois mois, en a duré 18 parce que dans la famille Rojas-Gnecco il y a un magistrat. Ils ont planifié les délais les plus longs pour chaque remise de séance du procès.

Après 18 mois de procès, nous en sommes revenus au point de départ.

Le 19 mars 2009, jour limite aux parties pour présenter leurs preuves.

  • L’avocate de Judith présente plus de 40 preuves de son innocence.
  • L’avocat de la famille, aucune preuve contre Judith.
  • L’avocat du ministère de la justice, aucune preuve contre Judith.

Lors du procès, il a été prouvé que Judith n’avait jamais communiqué avec les assassins. L’enquêteur avait caché cette preuve innocentant Judith. Autrement dit, Judith n’aurait jamais dû être accusée ni arrêtée.

Verdict questionnable

Sur les 40 preuves soumises par l’avocate de Judith, aucune n’a été retenue par le juge Carlos Julio Zagara. De plus, il n’a pas retenu la rétractation des deux accusateurs.

Le 24 février 2010, Judith est condamnée à 28 ans de prison ferme et à 2,500,000 $ de compensation pour la famille. Condamnation questionable et montant compensatoire étonnant.

Fait à souligner, entre la date de la fin du procès le 6 février 2010 et de la date du verdict , le 24 février 2010 Judith a reçu la visite de six personnes disant bien connaître le juge et demandaient de l’argent pour eux-mêmes et pour le juge afin de faciliter sa libération. Vous pouvez constater qu’en Colombie la corruption est monnaie courante.

Suite : Pour aider Judith